CAM-133
Un cercle fermé dans un recoin
Un recoin de la cour contre le mur de la fresque, vu par une caméra en hauteur. Quatre enfants : trois debout formant un demi-cercle fermé et un quatrième adossé au mur peint. Derrière, à un autre niveau et derrière une grille, la récréation continue : le terrain, le panier et le reste du groupe. De là-bas, ce recoin ne se voit pas. IRIS voit la forme : un cercle fermé autour d'une personne, à un endroit que l'école a délimité. Ce qui se passe à l'intérieur de ce cercle, il l'ignore.

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Image générée par IA
Ce qu'IRIS comprend
Ce qu'il reconnaît dans cette scène
- cercle fermé
- le mur de la fresque
- porte de service
- le reste de la récréation
Ce que mesure cette caméra
Une alerte dit qu'il se passe quelque chose. La mesure dit combien.
- 2 min 30 sle cercle tient depuis
- 4enfants dans le cercle
- 3fois dans le même recoin
- 0adultes dans le champ
- 14enfants dans la cour au fond
- 12:05heure de l'alerte
Les chiffres de cet écran sont un exemple de l'illustration, pas la mesure d'un client.
La règle
Vous décidez une fois. IRIS l'applique toujours.
Si
un cercle se referme autour d'une personne à l'un des endroits délimités par l'école et se maintient plus longtemps que le seuil fixé
Alors
- prévenir l'enseignant de surveillance avec la caméra et le recoin, pour qu'il s'y rende
- indiquer depuis combien de temps le cercle tient et combien de personnes le composent
- noter l'endroit et l'heure, pour que l'équipe voie si ce recoin revient
L'instruction qui l'a configuré«Préviens-moi si un cercle se referme autour d'un enfant dans les recoins de la cour qu'on ne voit pas d'où on est, et dis-moi si ça se répète au même endroit.»
Ce qui change
Ce qui change pour l'équipe de l'école
Ces choses-là n'arrivent pas au milieu du terrain. Elles arrivent dans le recoin qu'on ne voit pas depuis l'endroit où se tiennent les surveillants, et c'est pour ça que l'équipe l'apprend tard et presque toujours par les parents. Ce qui change ici, c'est le moment : un adulte qui s'approche pendant que ça se passe change la situation ; le même adulte qui l'apprend jeudi, non. L'alerte ne va dans aucun dossier et ne désigne personne : elle sert à ce que quelqu'un traverse la cour et se poste là. Ce qui suit, ce sont les personnes de l'établissement qui le décident, car ce sont elles qui connaissent ces enfants.
Ce qu'on demande souvent
S'agit-il de détection du harcèlement scolaire ?
Non, et l'appeler ainsi serait mentir. Le harcèlement scolaire est un schéma qui se répète dans le temps, avec une intention derrière et un préjudice réel, et cela s'apprécie par une personne formée qui parle aux enfants, aux familles et au reste de la classe. Une caméra ne voit rien de tout cela. Ce que voit IRIS, c'est une situation qui a une forme : un cercle fermé autour de quelqu'un, dans un recoin précis, pendant un certain temps, et ce même recoin qui revient. C'est un fait vérifiable et c'est la seule chose qu'on puisse affirmer. Cela peut être une dispute, cela peut être un jeu et cela peut être pire : c'est la personne qui s'approche qui fait la différence. C'est pourquoi il n'y a ici aucune étiquette — ni sur celui qui est au centre du cercle, ni sur ceux qui le forment — et pourquoi le cadre entoure le groupe entier et jamais un enfant. Il y a une alerte pour qu'un adulte y aille, et cela s'arrête là.
La caméra dit-elle qui a fait quoi ?
Non. Elle ne le dit pas et ne peut pas le dire. IRIS n'identifie aucun mineur : il ne reconnaît pas les visages, ne les compare à aucune base de données et ne conserve l'identité de personne. Et ici, de plus, le cadre est tracé autour du groupe entier, jamais autour d'un enfant : la situation détectée, c'est le cercle, pas les personnes. Cela ne sert pas, et ne peut pas servir, à ouvrir un rapport disciplinaire contre un enfant.
Et si c'était un jeu et que ce n'était rien ?
Alors un adulte est passé, a vu que ce n'était rien, et voilà. Ce n'est pas un défaut du système : c'est exactement ce à quoi il sert. La règle est écrite par l'établissement — quels recoins, quelle durée, à quelles heures — avec son équipe et son psychologue scolaire, et elle s'ajuste au fil de ce qu'on observe. Ce qu'on ne fait jamais, c'est conserver « ce cercle » comme un antécédent contre quelqu'un, parce que ce n'en est pas un. Et il faut rappeler où il n'y a pas de caméra : ni dans les classes, ni dans les toilettes, ni dans les vestiaires.
Un cas différent à chaque tour
Tout entre par la caméra. Seul l'essentiel arrive ici.
On résume ici ce qu’IRIS fait d’une alerte, de son apparition à sa clôture. L’écran réel en contient bien plus ; ceci est le fil principal.
- Quatre caméras à la fois
- Chacune comprend sa scène
- Les chiffres montent tout seuls
Étape suivante
Les parkings
Combien de places sont libres en ce moment ?
15 cas : 9 alertent quand il se passe quelque chose et 6 se contentent de mesurer. Vous voyez chaque image telle quelle, puis avec ce qu’IRIS y comprend.
Stades et enceintes
Que voit une enceinte avec vingt mille personnes à l'intérieur ?
15 cas : 11 alertent quand il se passe quelque chose et 4 se contentent de mesurer. Vous voyez chaque image telle quelle, puis avec ce qu’IRIS y comprend.
Et le meilleur
À la huitième heure de garde,personne ne regarde comme à la première. Ce n’est pas un défaut.
C’est être humain. La caméra n’a pas de huitième heure : à quatre heures du matin, elle comprend ce qu’elle comprenait à midi, et elle prévient de la même façon.
Expliquez-nous votre problème et nous vous dirons si IRIS le comprend, ou pas encore.
Nous répondons le jour ouvré même.