Solutions par typeSécurité des personnes
Et si l’anormal n’était pas le mouvement, mais l’immobilité ?
Immobile depuis trop longtemps
Il est 19:20 dans la salle d’attente des urgences. Un homme est depuis quarante minutes sur la même chaise, la tête contre le mur, dans la position où il est arrivé. La salle s’est vidée et remplie deux fois. L’accueil a appelé trois noms et aucun n’était le sien. Personne n’est venu lui demander si ça allait, car dans une salle d’attente rester immobile est la chose la plus banale qui soit.
20 caméras dans 9 secteurs
C’est comme ça qu’on le demande
«Prévenez-moi si quelqu’un reste longtemps immobile en salle d’attente, pour qu’on aille voir.»
L’immobile ne coûte rien jusqu’à ce qu’il coûte très cher. Une caisse arrêtée une minute à son poste, ce sont douze voitures de moins en fin de poste et un arrêt que personne ne note. Un tronc en travers d’un canal ne fait rien pendant des heures, jusqu’à ce que l’eau déborde et qu’il faille amener une pelle mécanique. Et l’homme de la salle d’attente devient une urgence qui aurait pu être une consultation calme.
On décide une fois
Cela se décide une fois, lieu par lieu. L’organisation dit où IRIS regarde — cette salle, ce poste, ce tronçon de canal —, combien de temps est trop long à cet endroit, et ce qui se passe au-delà : prévenir le responsable, ouvrir un incident, conserver la vidéo. Une minute sur une ligne de montage, trente en salle d’attente. IRIS ne choisit pas ce chiffre ; il l’applique sans faillir à tous les postes, en août comme à quatre heures du matin.
Presque tout ce qu’on surveille, on le surveille parce que ça bouge. Il y a des endroits où la peur vient de l’inverse. Une caisse qui n’avance plus depuis une minute à son poste. Un tronc en travers d’un canal d’irrigation. Une charge tombée sur la voie de gauche. Un homme assis depuis quarante minutes sur la même chaise. Tout cela est immobile, et l’immobile n’attire l’œil de personne.
Le jour où cela tourne mal, l’immobilité dure depuis des heures. Le tronc dans le canal ne fait rien jusqu’à ce que l’eau s’accumule derrière et déborde là où il ne faut pas. Une ligne à l’arrêt n’est pas qu’une perte d’argent : c’est l’indice que quelqu’un a dû mettre la main quelque part pour la débloquer. Et l’homme de la salle d’attente se sent mal depuis quarante minutes devant douze personnes qui n’ont rien vu, car personne ne regarde celui qui ne bouge pas.
IRIS mesure depuis combien de temps une chose n’a pas changé et alerte quand ce délai cesse d’être normal pour cet endroit. Une minute sur une ligne de montage, cinq en salle d’attente, vingt dans un canal. Il n’y a pas de chiffre unique, car « immobile » ne veut pas dire la même chose à deux endroits. L’anormal ne bouge pas toujours. Parfois l’anormal est la seule chose identique depuis une demi-heure.
Ce qui change
Avant, la ligne à l’arrêt apparaissait dans le rapport de production du lendemain et le canal bouché se découvrait quand l’eau était déjà là où il ne fallait pas. Maintenant, une alerte arrive avec la caméra ouverte et le temps cumulé : vingt-six minutes, pas « un moment ». Le responsable n’a rien à revoir pour savoir depuis quand. Ce chiffre, la durée exacte, transforme une plainte en décision.
Où nous l’avons vu

CAM-220Trois personnes les bras croisés devant une caisse
«Préviens-moi quand une caisse reste plus d’une minute sans avancer au poste, et montre-moi la vidéo juste avant.»

CAM-517Une caisse de fonds traverse huit mètres de trottoir
«Préviens-moi si la porte arrière du fourgon reste ouverte plus d’une minute sans personne de l’équipage à côté, et garde-moi l’heure de chaque collecte.»

CAM-559Une personne au sol et une allée qu’on ne peut pas traverser
«Préviens-moi si quelqu’un est immobile au sol dans une salle depuis plus de trente secondes, et dis-moi si l’allée pour y aller est dégagée.»

CAM-119Immobile dans la salle d'attente
«Préviens-moi si quelqu'un en salle d'attente n'a pas bougé depuis un bon moment, pour que quelqu'un aille voir.»

CAM-164Un agent au sol, immobile
«Préviens-moi si quelqu'un reste immobile au sol plus de quelques minutes, surtout s'il est seul sur le site.»

CAM-332Un homme au sol et une installation vide autour
«Préviens-moi si quelqu’un reste immobile au sol plus d’une minute, n’importe où dans l’unité.»

CAM-474La sortie de secours bouchée par une voiture et une personne au sol
«Préviens-moi si quelqu’un se gare sur la sortie de secours ou s’il y a une personne au sol qui ne bouge pas.»

CAM-411Station de pompage isolée, l’opérateur ne bouge plus depuis neuf minutes
«Préviens-moi si l’opérateur seul dans une station cesse de bouger pendant plus de deux minutes.»

CAM-492Une personne au sol qui ne bouge plus depuis une minute
«Préviens-moi si quelqu’un est au sol sans bouger depuis plus de trente secondes dans un couloir, une tribune ou un accès, et dis-moi dans quel secteur.»

CAM-521Un objet encombrant entre et reste planté dans le hall
«Préviens-moi si un objet encombrant entre dans l’agence et reste plus de deux minutes dans la zone accessible au public sans s’approcher du guichet.»
Ce qu’il ne fait pas
IRIS ne sait pas pourquoi une chose est immobile : panne, pause, bourrage ou malaise. Il signale que cela dure plus longtemps que le seuil fixé et montre la vidéo.
Et il ne devine pas le chiffre. Demandez deux minutes là où il en fallait vingt et il alertera cent fois par jour. Cette règle vaut ce que vaut le délai que vous lui donnez, et ce délai, c’est celui qui connaît le lieu qui le sait.
Questions
- Puis-je décider à partir de quand c’est trop long ?
- Oui, et c’est la première chose à décider. Le chiffre varie beaucoup selon l’endroit : une minute sur une ligne de montage, c’est déjà un arrêt à expliquer ; en salle d’attente, il en faut vingt ou trente avant que ce soit anormal ; dans un canal d’irrigation, un objet en travers peut rester des heures sans conséquence. Il n’y a pas de chiffre universel, et c’est justement ce que sait l’exploitant.
- Est-ce que cela vaut aussi pour des objets ?
- Oui, et la moitié de l’intérêt est là. La même idée vaut pour une personne en salle d’attente, une pièce qui n’avance plus à son poste, une charge tombée sur une voie et un tronc en travers d’un canal. Ce qu’on mesure est toujours identique : depuis combien de temps cela n’a pas changé là où c’est. L’objet change ; la question non. Et le délai à fixer change lui aussi selon l’objet.
- Va-t-il alerter chaque fois que quelqu’un s’immobilise ?
- Non, si la règle est bien posée. On ne la met que là où l’immobilité est anormale, et avec un long délai : trente minutes en salle d’attente, deux dans un couloir de passage. On peut aussi la limiter à une plage horaire précise. Une alerte qui part cent fois par jour est coupée dès la première semaine, et elle ne protège alors plus personne. Le réglage du délai fait toute la différence.
- IRIS sait-il pourquoi une chose s’est arrêtée ?
- Non. IRIS mesure depuis combien de temps une chose n’a pas changé et alerte ; la cause est toujours apportée par la personne qui regarde. Ce peut être une panne, une pause, un bourrage ou un malaise, et depuis une caméra ces quatre situations se ressemblent beaucoup. L’alerte arrive donc avec la vidéo d’avant, pour que celui qui l’ouvre mette dix secondes à savoir laquelle des quatre.
L'interface réelle, étape par étape
Vous fixez la règle une fois. IRIS l'applique toujours.
Vous verrez un résumé de l’interface, rejoué étape par étape et sans y toucher. Chaque tour démarre sur un autre cas. L’outil complet ne tient pas dans une démo.
- La règle se construit
- On l'affecte aux caméras
- Publiée, elle veille seule
- Et puis elle se déclenche
Vous ne voyez pas le vôtre ?
Ces mots sont ceux que nous avons construits, pas ceux qu’IRIS comprend. La liste est courte exprès : on le demande avec une phrase, et les phrases ne s’épuisent pas. Dites-nous ce qu’il y a devant vos caméras et nous vous dirons s’il le comprend, ou pas encore.
Et le meilleur
Un souvenir ne se vérifie pas.Un chiffre, si : il sort identique chaque jour.
Le chiffre ne dépend pas de qui était de garde ni de ses souvenirs. Il se mesure pareil chaque jour, et c’est pourquoi le comptage de personnes est homologué par le Centro Español de Metrología.
Expliquez-nous votre problème et nous vous dirons si IRIS le comprend, ou pas encore.
Nous répondons le jour ouvré même.