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L’état des caméras

CAM-923

Plate, sans noirs

Un large carrefour bordé de palmiers, en milieu de matinée. Tout y est et tout se distingue : deux fourgons blancs à l’arrêt au fond, une voiture bleue qui s’engage dans le carrefour, une voiture claire sur le passage piéton, des gens debout sur les deux trottoirs, les stores le long de la façade. Et pourtant l’image semble recouverte d’une gaze. Les ombres ne sont pas noires, elles sont grises. Les blancs n’atteignent jamais le blanc. Les couleurs sont délavées et rien ne se détache du fond. IRIS voit que l’écart entre la zone la plus sombre et la plus claire de ce cadre s’est resserré et que la scène a perdu sa séparation. Il ne sait pas si c’est le brouillard, un dôme rayé par des années de soleil, de l’humidité dans le caisson ou un réglage que quelqu’un a déplacé.

Un large carrefour bordé de palmiers, en milieu de matinée. Tout y est et tout se distingue : deux fourgons blancs à l’arrêt au fond, une voiture bleue qui s’engage dans le carrefour, une voiture claire sur le passage piéton, des gens debout sur les deux trottoirs, les stores le long de la façade. Et pourtant l’image semble recouverte d’une gaze. Les ombres ne sont pas noires, elles sont grises. Les blancs n’atteignent jamais le blanc. Les couleurs sont délavées et rien ne se détache du fond. IRIS voit que l’écart entre la zone la plus sombre et la plus claire de ce cadre s’est resserré et que la scène a perdu sa séparation. Il ne sait pas si c’est le brouillard, un dôme rayé par des années de soleil, de l’humidité dans le caisson ou un réglage que quelqu’un a déplacé.
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Image générée par IA

CAM-923 · CONTRASTE · IMAGEN PLANA

Ce qu'IRIS comprend

Ce qu'il reconnaît dans cette scène

  • cadre sans contraste

La règle

Vous décidez une fois. IRIS l'applique toujours.

Si

l’écart entre les zones sombres et claires du cadre se resserre par rapport à celui de cette même caméra et ne revient pas tout seul

Alors

  1. alerter avec la caméra, l’heure et la vidéo du jour où l’image a commencé à s’aplatir
  2. placer l’image de référence à côté de celle d’aujourd’hui, pour que l’écart se voie au lieu de se commenter
  3. préciser dans l’alerte si cela dure un moment, comme le brouillard ou la buée, ou si cela fait des jours sans retour
L'instruction qui l'a configuré«Préviens-moi si une caméra perd du contraste par rapport à ce qu’elle donnait elle-même, et mets l’image d’avant à côté de celle d’aujourd’hui.»

Ce qui change

Ce qui change pour la personne qui répond du bon fonctionnement des caméras

C’est la panne que personne ne déclare. Personne n’appelle le service technique pour dire que l’image est « un peu délavée » : on voit encore, et cela suffit pour ne rien faire. Elle reste donc des mois. Le coût apparaît le jour où il faut chercher : un pull gris foncé sur un asphalte gris, un sac à dos posé contre un mur du même ton, quelqu’un debout à côté d’un fourgon blanc. Tout cela était dans l’image, et personne ne l’a vu, ni l’humain ni la machine. IRIS compare ce cadre à celui que donnait cette même caméra et alerte quand la séparation baisse, les deux images côte à côte. L’écart devient visible ; il cesse d’être une opinion.

Ce qu'on demande souvent

Le brouillard compte-t-il comme une image plate ? Ici, il y a du brouillard trente matins par an.

Le brouillard aplatit l’image exactement de la même façon, et c’est pourquoi la règle regarde deux choses : combien de temps cela dure et si cela se dissipe tout seul. Une matinée de brouillard se lève à midi ; un dôme rayé, non. On peut demander que le brouillard ne déclenche pas d’alerte de panne, et que ce qui ne se dissipe pas la déclenche. Et malgré tout, savoir que ce point est aveugle depuis six heures du matin est utile : ce n’est pas une panne, c’est une information d’exploitation, et celui qui décide où envoyer une patrouille s’en sert.

Moi, sur l’écran, je trouve que ça va. N’est-ce pas de la maniaquerie ?

Sur un grand écran, avec la scène sous les yeux et en sachant ce qu’on regarde, presque tout paraît correct. Le problème surgit dans les deux autres cas : quand il faut retrouver quelque chose dans quatre heures d’enregistrement, et quand cette scène est regardée en même temps que onze autres. Là, une image sans noirs cache ce qui sautait aux yeux sur la bonne image. Et IRIS ne compare ni à un idéal ni à une autre caméra : il compare à ce que donnait cette caméra-là. Si rien n’a changé, il n’alerte pas.

Ne suffit-il pas d’augmenter le contraste sur l’enregistreur ?

Augmenter le contraste après coup ne restitue pas ce qui n’a jamais été enregistré : cela étale le même gris sur plus de gris, et ajoute du bruit au passage. Si le voile vient d’un dôme rayé, d’humidité dans le caisson ou d’une branche qui filtre la lumière, la solution est sur la caméra, pas sur l’écran. Il faut d’abord savoir laquelle des quatre cents est dans cet état et depuis quand, et c’est exactement ce qu’apporte IRIS. La réparation, elle, est faite par une personne.

Démonstration · IRIS au travail

Tout entre par la caméra. Seul l'essentiel arrive ici.

On résume ici ce qu’IRIS fait d’une alerte, de son apparition à sa clôture. L’écran réel en contient bien plus ; ceci est le fil principal.

  1. L'heure, en grille
  2. Vous regardez où c'est foncé
  3. Vous sautez à cette minute
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Et le meilleur

Il reste un moment pour agir.C’est pendant que ça se passe, et ça dure peu.

Après, il ne reste qu’à le raconter. IRIS prévient à cet instant — caméra, heure et images — et la personne de garde décide quoi en faire.

Expliquez-nous votre problème et nous vous dirons si IRIS le comprend, ou pas encore.

Nous répondons le jour ouvré même.