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IRIS NEURALContact

Solutions par typeSécurité des personnes

Êtes-vous sûr que la machine était consignée ?

La machine n’était pas consignée

Il est 13:50 et le moule s’est encore bloqué. Dix minutes avant la relève. Le cadenas et les étiquettes sont dans l’armoire, à l’autre bout de la halle. L’opérateur ouvre la porte du carter, regarde la pièce de travers et y met les deux mains. Le voyant de la machine est toujours au vert, et le vert veut dire qu’elle peut redémarrer seule à tout instant.

13 caméras dans 10 secteurs

C’est comme ça qu’on le demande

«Prévenez-moi si quelqu’un met les mains dans la machine sans consignation visible.»

Le prix de tout cela ne se paie pas en euros. Il se paie en doigts. Et quand il se paie, tout arrive d’un coup : un arrêt long, une enquête, une machine à l’arrêt et scellée, et une procédure dont il fallait prouver l’application et qu’on ne peut pas prouver. Les rapports disent que la consignation était toujours faite, parce que personne ne note les fois où elle ne l’a pas été. Cet écart entre le papier et l’atelier se découvre le pire jour.

On décide une fois

Cela se décide une fois, avec la prévention présente. Si quelqu’un entre dans l’enceinte ou engage le corps dans la zone du moule, et qu’en plus la machine signale encore la marche, alors on prévient le chef de ligne, on ouvre un incident et on conserve la vidéo. L’organisation fixe la zone, l’exception pour les interventions programmées et le destinataire. IRIS ne juge pas la gravité : il applique cette phrase à tous les postes, samedi compris.

Consigner une machine, c’est couper son énergie et poser un cadenas, pour que personne ne la démarre pendant qu’on a les mains dedans. C’est l’une des choses les mieux écrites de n’importe quelle usine. C’est dans la procédure, dans la formation, et tout le monde l’a signée. Et cela marche presque toujours, parce qu’on a presque toujours le temps.

Le problème, ce sont les bourrages de dix secondes. Aller chercher le cadenas prend quatre minutes : traverser la halle, ouvrir l’armoire, revenir, l’accrocher, remplir l’étiquette. Tendre le bras prend deux secondes. Personne ne décide d’enfreindre une procédure ; on décide que pour dix secondes cela ne vaut pas le coup. Le jour où la machine repart seule avec un bras dedans, ce calcul se casse. Et il se casse en général sur celui qui la connaît depuis des années, parce que c’est celui qui lui fait le plus confiance.

IRIS regarde ce que voit la caméra : porte du carter ouverte, corps à l’intérieur, voyant qui signale encore la marche. Quand ces trois choses coïncident, il alerte. Il n’autorise aucun travail et ne remplace pas la procédure : il montre l’exception le jour même, pas six mois plus tard. Une procédure que personne ne vérifie est une feuille signée. Une procédure qui se vérifie seule, tous les jours, c’est autre chose.

Ce qui change

Avant, cette scène n’existait qu’à deux endroits : dans la mémoire des collègues ou dans la vidéo revue après l’accident. Maintenant elle apparaît le jour même, caméra ouverte et minute exacte, pendant que les mains sont encore dehors. Cela change aussi la conversation : au lieu de refaire la causerie sécurité, on peut regarder pourquoi cette machine bourre trois fois par semaine. La première chose fatigue. La seconde répare.

Où nous l’avons vu

  • Milieu d’après-midi à l’atelier outillage. Un opérateur est monté sur la plateforme caillebotis et a mis les deux mains dans l’outil pour dégager une pièce. Le voyant de la station est toujours vert : la machine n’a pas été consignée. Les outils sont dehors, sur le chariot bleu, clés et visseuses posées sur le plateau. Personne ne tient la commande. IRIS voit qu’une personne est entrée dans la zone de l’outil alors que la machine reste disponible.

    CAM-235Les mains dans l’outil, le voyant toujours au vert

    «Préviens-moi si quelqu’un met les mains dans l’outil et que le voyant n’est pas au rouge.»

    Voir cette caméraL'industrie

  • Milieu de matinée dans la salle de mélange. La porte latérale du mélangeur est ouverte et un opérateur a les deux mains dans la cuve, au contact du produit. Sur la machine et sur le pupitre, le voyant reste allumé au vert : l’équipement est disponible. Aucun cadenas n’est posé, aucune étiquette ne pend au sectionneur. IRIS voit la porte ouverte, voit les mains à l’intérieur et voit qu’aucune consignation n’est en place.

    CAM-315Les mains dans le mélangeur, le voyant encore au vert

    «Préviens-moi si quelqu’un met les mains dans le mélangeur porte ouverte et voyant au vert.»

    Voir cette caméraL'industrie

  • Une crique vue d'en haut à midi. À gauche, le sable avec des parasols, des transats et des gens allongés, et en bas des rochers contre lesquels sont appuyées des planches de surf. L'eau est pleine de baigneurs, la plupart debout là où l'on a pied. Une ligne de bouées rouges et blanches traverse le cadre et ferme la zone de baignade. À l'intérieur de cette zone, au milieu des baigneurs, un scooter des mers avec une personne à bord laisse un sillage. Un second scooter se tient près de la ligne de bouées, en eau libre.

    CAM-26Scooter des mers dans la zone de baignade

    «Préviens-moi dès qu'une embarcation entre dans la zone de baignade balisée, quelle qu'elle soit.»

    Voir cette caméraLa ville

  • Poste d'après-midi à l'atelier d'injection. Le portillon jaune du protecteur est grand ouvert. Un opérateur est passé par l'ouverture et tend les bras vers la zone du moule, entre les colonnes de la machine. La machine n'est pas à l'arrêt : les pièces continuent de sortir sur le convoyeur. Trois collègues travaillent autour et aucun ne voit ce qui se passe derrière la clôture.

    CAM-251La porte du protecteur est ouverte et des mains sont dans la machine

    «Préviens-moi tout de suite si quelqu'un franchit le portillon ou met les mains dans la zone du moule alors que la machine n'est pas consignée.»

    Voir cette caméraL'industrie

  • Milieu de matinée, heure des départs. La consigne est pleine, un bagagiste traverse le hall avec le chariot chargé et une valise est posée contre le pupitre du concierge. À la réception, un client attend avec sa valise et quelqu’un a laissé un sac sur le comptoir. À gauche, entre les fauteuils du salon, une valise est debout et personne à côté : celui qui l’a laissée n’est plus dans le cadre. IRIS voit le bagage, voit qu’il est seul et compte depuis combien de temps.

    CAM-505Une valise seule dans le salon et personne à côté

    «Préviens-moi quand un bagage reste seul plus de dix minutes dans le hall, ou quand il sort de la consigne avec quelqu’un qui ne l’a pas déposé.»

    Voir cette caméraHôtels

  • Une rue ensoleillée, vue d'en haut. Au milieu de la voie, un regard est ouvert : le trou noir et le tampon en fonte hors de son logement, posé à côté. Pas un cône, pas une barrière, personne au travail. Deux piétons traversent la chaussée dans cette direction et il y a d'autres gens sur le trottoir. IRIS voit un tampon hors de son logement et un trou ouvert sans aucune signalisation ; il n'identifie aucune des personnes présentes dans le cadre.

    CAM-171Un regard ouvert sans aucune signalisation

    «Préviens-moi si un tampon de regard se retrouve hors de son logement et que personne n'a posé de cône autour.»

    Voir cette caméraLes infrastructures

  • Milieu d'après-midi au fond de la carrière. La maille de forage est déjà chargée et repérée par du ruban jaune et des cônes. Tout le périmètre est balisé de fanions rouges et blancs et de panneaux de zone de tir. Un ouvrier en gilet réfléchissant et casque blanc a franchi le balisage et marche vers l'intérieur. À l'intérieur se trouvent aussi un pick-up blanc et un tombereau au fond. IRIS compte combien de personnes et combien d'engins restent dans la zone.

    CAM-395Il reste une personne à l'intérieur de la zone de tir

    «Avant chaque tir, dis-moi combien de personnes et combien d'engins restent à l'intérieur du balisage, et préviens-moi si quelqu'un d'autre y entre.»

    Voir cette caméraL'industrie

  • Milieu de matinée sur le rack de tuyauteries. Un opérateur au casque jaune a déboulonné une bride et ouvert le couvercle sur le côté. Un panache de vapeur blanche sort du joint et monte devant la conduite. Au sol, en dessous, restent les clés et la caisse à outils. Dans le cadre, aucun disque plein n'est posé ni aucun isolement monté avant l'ouverture.

    CAM-327La bride a été ouverte avant l'isolement de la ligne

    «Préviens-moi si quelqu'un ouvre une bride sur cette ligne sans qu'on ait vu poser l'isolement avant.»

    Voir cette caméraL'industrie

  • Neuf heures et demie dans la salle des presses. Un agent, casque blanc et veste réfléchissante, est monté sur le bord de la machine et a la moitié du corps dans la gueule de compactage, en train de dégager le bourrage à la main. À sa droite, le feu de signalisation est au vert et l'écran du pupitre est allumé : la presse est disponible pour démarrer. Au dessus, le convoyeur continue de déverser du papier. Aucun cadenas n'est en place.

    CAM-432Il débourre la presse alors qu'elle est encore sous tension

    «Préviens-moi si quelqu'un engage le corps dans la presse alors qu'elle n'est ni arrêtée ni consignée.»

    Voir cette caméraL'industrie

  • Trois heures et quart du matin, train dégrossisseur. Une brame incandescente est immobile sur les rouleaux, à mi-chemin entre le four et la cage suivante. Les rouleaux ne tournent plus. Les gyrophares rouges de la passerelle et des armoires sont allumés. Un opérateur au casque blanc regarde la ligne depuis la plateforme, sans rien toucher. La cabine de commande est éclairée. IRIS ne sait pas pourquoi la ligne s’est arrêtée : il voit qu’elle s’est arrêtée, avec quel produit dessus et depuis quand.

    CAM-360La brame est à l’arrêt sur le train, gyrophares au rouge

    «Préviens-moi si la ligne reste à l’arrêt plus de deux minutes avec du produit chaud dessus, et garde-moi la vidéo d’avant.»

    Voir cette caméraL'industrie

Ce qu’il ne fait pas

IRIS ne peut pas lire un cadenas ni savoir si le permis de travail est signé. Il voit la porte ouverte, le corps à l’intérieur et le voyant allumé, et c’est là-dessus qu’il alerte.

Et il ne remplace ni n’autorise la consignation. Le cadenas reste ce qui protège la personne ; IRIS est ce qui montre le jour où il n’a pas été posé.

Questions

Est-ce qu’IRIS voit le cadenas ?
Pas toujours, et c’est pourquoi il ne s’appuie pas seulement dessus. Un cadenas est petit, souvent à contre-jour, et presque toujours masqué par l’opérateur lui-même. Ce que regarde IRIS, c’est la scène entière : porte du carter ouverte, personne à l’intérieur, machine qui signale encore la marche, généralement par le voyant. C’est cette combinaison qui déclenche l’alerte, et c’est elle qu’une caméra voit bien.
Est-ce que cela remplace la procédure de consignation ?
Non, et ce ne serait pas souhaitable. La procédure est ce qui protège la personne : le cadenas physique, l’étiquette et la vérification d’énergie zéro. IRIS est l’œil qui remarque qu’aujourd’hui elle n’a pas été suivie. Il sert à voir l’exception tant qu’on peut encore corriger, pas à autoriser un travail ni à remplacer un permis. C’est une vérification, pas une clé.
Alerte-t-il aussi quand l’arrêt est correct ?
Non. Ce qui déclenche la règle n’est pas qu’on mette les mains dedans : c’est qu’on les mette pendant que la machine signale encore la marche. Si le voyant est au rouge et le carter ouvert lors d’une intervention programmée, la scène est normale et IRIS se tait. Une règle qui alerte aussi quand tout va bien n’est plus lue au bout d’une semaine, et ne protège alors personne.
Est-ce utilisable comme preuve lors d’un audit ?
Oui. Chaque alerte est conservée avec sa caméra, son heure et sa vidéo, et le comptage mensuel indique combien de fois on est entré dans cette machine sans consignation. Cela transforme « ici on consigne toujours » en quelque chose de montrable. L’inverse vaut aussi : trois mois sans aucune alerte sur cette ligne, c’est également une donnée, et c’est celle qu’on veut devant un inspecteur.

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Démonstration · IRIS au travail

À chaque tour, un cas nouveau. Toujours le même écran.

Elle se joue toute seule et montre un cas du début à la fin. C’est un résumé : l’écran réel a bien plus de fonctions qu’il n’en tient dans ce cadre.

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