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Solutions par typeEnvironnement et propreté

Combien de temps avant de voir un feu qui démarre dans le tas ?

Le feu part de l’intérieur et se voit tard

Il est 05:00 dans la fosse de déchargement. Le tas monte à mi-hauteur du mur et sur un flanc s’élève une colonne de fumée blanche, avec une petite flamme à la base. Deux personnes sont sur le site : l’une au pont-bascule, l’autre est sortie dans la cour. Le grappin poursuit son cycle. La fumée monte depuis vingt minutes et c’est encore un feu qui tient dans un extincteur.

2 caméras dans 2 secteurs

C’est comme ça qu’on le demande

«Alertez-moi dès qu’il y a de la fumée ou une flamme dans le tas, de jour comme de nuit, même sans personne sur le site.»

Une demi-heure plus tard, non. Un feu de fosse ne s’éteint pas au tuyau : il s’éteint en vidant la fosse au grappin pendant qu’elle brûle, avec les pompiers dans le hall et l’usine à l’arrêt. Un jour d’arrêt, ce sont des camions déroutés vers un autre site et des déchets qui s’accumulent en ville. Ensuite vient le reste : la déclaration à l’assureur, la visite de la mairie et les photos de la fumée noire qui circulent dans le village.

On décide une fois

L’usine décide une fois quelles zones sont à risque — la fosse, l’aire des encombrants, le refus, la zone batteries — et qui est appelé à chaque heure de la journée. IRIS applique cette règle 365 jours par an, y compris le dimanche soir, quand le hall est vide et que la fumée a toute la nuit devant elle. L’alerte arrive avec la caméra ouverte, pour que celui qui la reçoit regarde avant d’envoyer quelqu’un.

Qui exploite une usine de déchets sait que le feu n’est pas une hypothèse lointaine : c’est une question de quand. Tout entre avec le chargement, et dans ce tout il y a des piles et des batteries au lithium qui se percent sous le grappin. Le tas chauffe de l’intérieur pendant des heures, et sa première annonce au monde est une colonne de fumée blanche sur un flanc.

C’est exactement ce que voit la caméra. Il ne faut pas que la fumée remplisse le hall pour atteindre un détecteur placé à douze mètres, ni qu’elle monte assez haut pour qu’on la remarque depuis la cour. IRIS regarde la surface du tas et alerte dès qu’une fumée apparaît là où il n’y en avait pas, caméra ouverte et minute de départ à l’appui. Et il le fait pareil à cinq heures un dimanche matin, au pire moment possible.

Ce qui change alors, ce n’est pas la technologie, c’est la taille du problème. Un feu de vingt minutes se règle avec le grappin qui écarte le foyer et un extincteur. Un feu de deux heures se règle avec les pompiers dans le hall, l’usine à l’arrêt et un appel à la mairie. Même caméra, même tas, même déchet : la seule différence, c’est le moment où quelqu’un l’a su.

Ce qui change

Avant, le feu était vu par qui passait, et la nuit personne ne passe. Le détecteur du hall est conçu pour un incendie déclaré, pas pour une flamme de trente centimètres dans un coin de la fosse.

Aujourd’hui, cette première fumée a une heure, une caméra et une vidéo, et l’équipe la reçoit sur son téléphone. Ce qui se décide alors, c’est s’il faut un extincteur ou un appel. Les deux décisions coûtent bien moins cher à cinq heures qu’à sept.

Où nous l’avons vu

  • L'aire de déchargement d'une installation de déchets vue d'en haut. Au centre, un tas de déchets en vrac ; sur un flanc, une flamme orange et une colonne de fumée noire qui dépasse déjà le hangar. La chargeuse est à l'arrêt sur le côté et deux agents regardent à distance, l'un au milieu de l'aire, l'autre près du portail.

    CAM-179Feu dans le tas de déchets

    «Préviens-moi dès qu'il sort de la fumée ou une flamme du tas, de jour comme de nuit, même s'il n'y a personne sur le site.»

    Voir cette caméraLes infrastructures

  • Cinq heures du matin dans la fosse de déchargement. Le tas de déchets monte à mi-hauteur du mur et, sur un côté, une colonne de fumée blanche s’élève, avec une petite flamme à la base. Un opérateur casqué parle à la radio, appuyé au mur ; un autre regarde depuis la passerelle. La chargeuse est à l’arrêt au fond. Avec une caméra thermique, le point chaud se voit avant la flamme, et dans un tas de déchets cela fait des heures d’avance.

    CAM-422Un point chaud fume déjà dans la fosse à déchets

    «Préviens-moi dès qu’il y a un point chaud, de la fumée ou une flamme dans la fosse, même sans feu visible.»

    Voir cette caméraL'industrie

Ce qu’il ne fait pas

IRIS n’éteint rien et ne remplace ni l’installation incendie ni les détecteurs. C’est une paire d’yeux en plus, pas un sprinkleur.

Et il a une limite nette : il regarde la surface. Une braise enfouie sous deux mètres de déchets, personne ne la voit avant qu’elle ne sorte, sauf caméra thermique. Ce qu’il fait, c’est ne jamais se lasser de regarder le tas, y compris à cinq heures un dimanche matin.

Questions

Faut-il une caméra thermique ?
Non pour voir de la fumée ou une flamme : la caméra déjà en place suffit, car la fumée change l’image de façon très visible. Oui pour un point chaud qui ne fume pas encore, car une caméra classique ne mesure pas la température et ne peut pas l’inventer. Beaucoup de sites finissent avec les deux : la caméra habituelle pour la fumée et une thermique sur la fosse et l’aire de refus, là où le feu part de l’intérieur.
Est-ce que ça remplace les détecteurs incendie ?
Non, et personne ne devrait le vendre ainsi. L’installation incendie est conçue, homologuée et entretenue, et une caméra n’y change rien. Ce qu’apporte IRIS, c’est du temps d’avance : un détecteur de plafond attend que la fumée monte de douze mètres et remplisse le volume ; la caméra voit la colonne quand elle colle encore au tas. Ils vont ensemble, et l’ordre compte : la caméra alerte, puis l’installation se déclenche.
Et la nuit, quand le hall est éteint ?
Oui, et c’est la nuit que cela se voit le mieux. Une flamme est une source de lumière : sur fond sombre, elle ressort encore mieux qu’à midi. La fumée, c’est l’inverse : il lui faut un peu d’éclairage pour se détacher du fond, donc une fosse dans le noir demande de la lumière sur la zone ou une caméra faite pour la faible luminosité. La plupart des sites éclairent déjà la zone de déchargement, car le grappin travaille la nuit.
La vapeur et la poussière ne le trompent pas ?
Parfois oui, et autant le dire d’emblée. Un nuage de poussière quand le grappin tombe, ou la vapeur d’une lance d’arrosage, ressemblent à une colonne de fumée pendant quelques secondes. La règle se règle sur place : durée minimale, partie de la fosse concernée, présence ou non d’une source lumineuse en dessous. Le principe reste clair : sur un tas de déchets, mieux vaut alerter un peu trop que pas assez.

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Voyez-le par vous-même

Ce n’est pas une vidéo. C’est un morceau du véritable écran.

Un résumé de l’interface réelle, rejoué sans y toucher. On voit le parcours d’un cas du début à la fin ; ce qu’on ne voit pas, ce sont les autres écrans, et ils sont nombreux.

  1. Quatre caméras à la fois
  2. Chacune comprend sa scène
  3. Les chiffres montent tout seuls
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Ces mots sont ceux que nous avons construits, pas ceux qu’IRIS comprend. La liste est courte exprès : on le demande avec une phrase, et les phrases ne s’épuisent pas. Dites-nous ce qu’il y a devant vos caméras et nous vous dirons s’il le comprend, ou pas encore.

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